dimanche 16 février 2014

Le visage

Avez-vous vu cette lueur lui ai-je dit ?
Je le jure, je le jure, c'est habité !
Regardez comme elles brillent, telles deux bougies,
Brûlantes et pénétrantes; jumelles voies lactées....

Ces phares, bleutés, m'ont guidé vers le rivage
Vallonnée...escarpée... en voilà un travail !
De là-haut, j'ai vu la beauté de ce visage
Du sommet aquilin, sculpté dans la rocaille.

C'était une femme, une âme enchanteresse.
Ses longs cheveux, doux fils de soie mélancoliques
Pleuvaient sur ses épaules, chantant la tendresse.
Sa peau, onctueuse, écrivait un cantique.

Lorsqu'elle a sourit, j'ai cru être englouti
Je la voyais toute entière, dans son essence
Illuminée: du monde le plus sain des fruits.
J'ai navigué en enfer, puis enfin ! du sens !

Lèvres, arches d'alliance rougies par le sang,
Ecorce souple d'une sève d'ambroisie.
Je toque à vos belles portes, languissant,
Accueillez donc la ferveur de ma poésie.
 

 

mercredi 12 février 2014

L'orage

L'astre céleste illumine son domaine
Cornemuses soufflent leur refrain bohême
Un air classique s'infiltre dans les poumons
Vigueur, vitalité, entrain d'un tourbillon.
 
Au lointain, la noirceur d'un orage éclate
A quatre pieds d'une cachette immédiate.
Qu'il est joyeux de voir cette apocalypse
Colère du grand Zeus, sa féroce éclipse.

Près d'un rouge feu amical et crépitant
Je lis, assis en paix, un livre passionnant.
Les arbres dansent, la pluie grelotte
Alors que mon esprit me joue d'autres notes.

Le tonnerre gronde, les terres s'inondent,
Tout devient si étroit, dans ce vaste monde.
Les éclairs tissent leurs toiles illuminées.
Mon ventre gargouille, c'est l'heure du dîner.