dimanche 4 mai 2014

La forêt

Quelle humeur joyeuse rencontre mon âme
Quand d'un pas modeste je marche en ton sein.
Sombre et chatoyante, de mille voix tu déclames
Un concert majestueux d'instruments divins.

Quelle belle armée désordonnée que voilà,
Qui chante sa liberté, son désir d'oxygène.
Conquête du ciel par la racine, alléluia, ...
Récompense de lumière et de vie, Amen

Fraicheur du matin sur ta beauté orchestrale,
Où bruissent les habitants réveillés par le jour.
Terre de jouvence, mirifique jardin royal,
Maternellement, tu donnes ton sein avec amour.

De tes mains griffues, sifflent les oiseaux
Comme des sirènes nous attirant vers toi.
A la douce saison, vêtue d'un feuillu manteau,
Voilà la mode qui me met en émoi.

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