dimanche 4 mai 2014

Les zombies

Par quel sursis sont-ils encore sur deux pieds ?
Claudiquant, traînant leurs carcasses atrophiées.
Des embruns de pourriture infecte voltigent,
De leurs oripeaux macabres, dernier vestige....

Pantins désarticulés, abasourdis, las;
Les yeux caves, bouillis, miroir de l'au-delà;
Mort à rembourser, décrépits, d'un miasme l'autre,
Etre et ne pas être, répondent les apôtres.

Verdâtres, gluants, insipides, atomisés;
Les cervelles cathodiques standardisées
Lorgnent en bougonnant des longs râles ésotériques,
De la chair fraîche, vivifiante, protéique.

Des catacombes retentit un chant funèbre,
Voix rauques, bistres, étouffées par les ténèbres :
"Nous sommes les zombies, croulant, puant, chantant
On dégouline... on s'éparpille... contretemps

Hourra, hourra ! nous sommes les zombies !"

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